La psychologie positive

Définition de la psychologie positive


Selon les chercheurs Gable et Haidt, la psychologie positive est l’étude des conditions et des processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions.

Attention, il ne s’agit pas de la pensée positive, souvent confondue. En psychologie positive, on s’intéresse à ce qui fonctionne bien chez les personnes et les groupes, et à développer ces traits positifs. Egalement, on considère avec bienveillance et ouverture les aspects négatifs et douloureux de l’expérience humaine. Il serait inutile de vouloir supprimer les émotions désagréables car elles sont de précieux informateurs de la satisfaction de nos besoins.

Il s’agit d’un changement de paradigme majeur, car historiquement, les « psys » se sont beaucoup plus intéressés aux dysfonctionnements psychologiques qu’aux aspects fonctionnels.


Son histoire…

En 1998, Martin Seligman est psychologue et président de l’American Psychology Association. Il propose à la communauté scientifique (psychiatres, psychologues, chercheurs…) un point sur l’avancée de la psychologie au 20ème siècle.

Il nous dit : « durant un siècle, nous nous sommes beaucoup intéressés à la pathologie mentale, notamment par rapport aux deux guerres mondiales, à la découverte des neuroleptiques, à l’Etat de Stress Post-Traumatique… mais nous n’avons fait que la moitié de notre travail ! En effet, nous nous sommes pas suffisamment penchés sur ce qui fonctionne bien chez les êtres humains. Qu’est-ce qui fait que pour un même événement traumatique, 80% des personnes ne développent pas de pathologie mentale ? Qu’est-ce qui rend les gens résilient? Quelles sont les ressources psychologiques qui permettent de vivre une vie saine, qui ait du sens? Qu’est-ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue?« .
C’est alors qu’avec un autre chercheur, Czicksentmihaly (prononcez « cheek sent me high »)qui a travaillé sur la notion de « flow« , ils lancent officiellement un regroupement des recherches traitant du bien-être psychologique au sein de la Psychologie Positive. La discipline est née.
En réalité elle n’est pas nouvelle, car déjà à la fin du 19ème siècle William James avait parlé de fonctionnement mental sain, et en 1954 Abraham Maslow (la pyramide des besoins) avait nommé un de ses chapitres « Vers une psychologie positive »

Cette discipline prend donc racine au sein de la psychologie humaniste, dont un des acteurs principaux est Carl Rogers. La psychologie positive s’oriente davantage vers la recherche scientifique avec des mesures systématiques de l’efficacité des pratiques.